Petit cadeau inattendu, je reçois quatre livres. Dont un de Chuck
Palahniuck, "le festival de la couille et autres histoires
vraies". Je l'entame en premier, il est vrai que j'avais
beaucoup aimé "Fight club" et "Choke".
Première
histoire, donc, le festival de la couille : le ton est donné ! Chuck
nous décrit un festival paumé dans le fin fond des EU qui donne
envie (ou pas...). Quelques pages plus tard, il se retrouve à suivre
un tournoi de lutte à mains nues, qui laisse songeur.
+
Ce que j'ai aimé dans le recueil :
-
Le côté véridique des histoires racontées. Souvent les histoires
racontées dans le bouquin le sont suite à des interviews avec des
gens qui savent ce dont ils parlent. Il a beaucoup voyagé et assisté
à des scènes violentes, aussi bien que défiant l'imagination.
S'ensuivent quelques interviews de gens célèbres, tels Juliette
Lewis ou bien Marylin Manson, de façon décalée. Quelques histoires
expliquent l'origine de thèmes souvent traités dans ses bouquins.
-
On aperçoit mieux le dessous des cartes, dans l'histoire où il
raconte le quotidien de mariniers par exemple, dans un sous-marin et
où on passe sous silence suicides et pétage d'oignons, le tout
désigné sous des euphémismes, qu'on trouvera appropriés ou pas.
Celle qui narre l'obsession des culturistes, et dans laquelle il
dépeint la supériorité dont ils se sentent investis fout un peu
les jetons aussi. Et il ne peut que raconter justement les faits, il
est aussi passé par là.
-
Les mots utilisés, qui savent transmettre au plus juste les
émotions, les contextes, les couleurs, les odeurs. On est pas à
proprement parler en immersion, mais on se représente assez
clairement ce dont il parle, même quand on n'y connaît rien en
combat de moissonneuses-batteuses, et qu'a priori le sujet ne nous
intéresse que très très modérément.
-
Ce que je n'ai pas aimé dans le recueil :
-
Les thèmes abordés : très masculins dans l'ensemble, on sent bien
que ce bouquin n'est pas forcément destiné aux femmes. Toutefois,
l'histoire où il raconte son infortune avec une crème dépilatoire
utilisée sur le crâne sans lire le mode d'emploi lui a valu la
GRANDE reconnaissance du tout Hollywood lors d'un voyage de promo,
là, en tant que gonzesse rompue à l'utilisation de ce genre de
produits, on ne peut que se foutre de sa gueule, et ça fait du bien
:)
-
BRAD PITT : OK, il a joué dans son Fight Club, mais était-il besoin
de le caser dans presque toutes les histoires, même si celle-ci sont
vraies ? Je ne le pense pas. Au bout de la dixième relecture de ce
nom, j'avais envie de laisser tomber le bouquin. C'est un détail
mais il m'a gênée.
-
Qu'il nous raconte son histoire : et oui, on a pas tous une curiosité
malsaine quant à nos auteurs préférés, et là, honnêtement,
j'aurais préféré qu'il ne nous raconte pas l'histoire de son père,
dont je tairai les péripéties, histoire de ne pas vous gâcher le
plaisir si ça vous intéresse.
Au
final, j'ai du mal à dire si j'ai vraiment aimé ou pas. J'ai bien
sûr apprécié de pouvoir comprendre un peu mieux le pourquoi
du comment de ses autres oeuvres, mais je ne sais pas si je le
voulais vraiment. Reste un moment plaisant de lecture, une
écriture vivante et colorée, et une description vraie des
sentiments et des situations.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire