CRITIQUE EN TOC

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Journée sans tonalité - L'histoire sans fin



Biiip. Biiip. Biiip.
Ca résonne. Personne dans ce crâne. Abonnés absents ce matin.Tout juste un "biiiiiip" persistant. Il pleut. C'est une journée à regarder / écouter / lire / jouer à des petites choses bien chaudes pour éloigner la grisaille et le froid et la pluie et la mélancolie qui s'y adjoint.
Aujourd'hui, pour ma part, je relirais bien "L'histoire sans fin" (Die unendliche Geschichte), de Michael Ende (qui porte bien son nom, rappelons que die Ende signifie la fin en allemand), si j'avais le temps.


C'est l'histoire de Bastien qui lit l'histoire d'Atréju qui voit son fantastique pays disparaître petits bouts par petits bouts parce que l'impératrice est malade et doit trouver la solution pour arrêter la progression du néant.



                  + Ce que j'ai aimé dans ce bouquin :


-L'inventivité de l'auteur concernant toutes les bestioles imaginaires, et l'intrigue assez prenante tout de même, avec revirements foisonnants, et développements narratifs surprenants.
-Les personnages maléfiques, assez hauts en couleur, qui ont tout autant droit de cité dans ce pays fantastique que les créatures bienveillantes, un tantinet plus crispantes de niaiserie.
-Le fondement du droit à l'existence pour tous (eh oui, ce bouquin pour gamins prône à la fois la tolérance et la prudence : oui, les méchants, ça existe, mais si tu ne veux pas avoir affaire à eux, ben méfie-toi un peu.)
-Le dragon de la fortune, à qui on a bien mal rendu justice dans le film de Wolfgang Petersen en 1984, enfin, à mon goût tout du moins. (En même temps, 1984 ne fut un bon cru pour rien ni personne, enfin, à mon goût tout du moins.)


                   - Ce que je n'ai pas aimé dans ce bouquin :

-L'amitié niaise et sans fondement entre Atréju et Bastien, entre le valeureux  laborieux qui a du bol et le petit gros qui voulait être mieux que bien. Particulièrement à la fin. Lisez, vous verrez.
-La petite impératrice, sorte de normande du Pays Fantastique, qui n'a finalement réponse à rien et un pouvoir limité.
-La méchante de la deuxième partie, assez absente en actes. On en parle pas mal, mais concrètement, à part avoir une mort bien méritée, on regrette un peu qu'elle ne soit pas plus méchante, finalement.
-Toute la partie mélo, bourrée de bons sentiments, qui, dans un jour gris comme aujourd'hui parviendrait sans doute à me tirer des larmes malgré moi... (Oui, le mélo est très bien fait, et c'est justement ça qui m'agace !)


Oui, aujourd'hui, jour d'octobre traditionnel à base de tête dans le cul, de réveil à la bourre et d'envie de son chaud pieu ouaté, je reprendrais bien une part d'autre monde à base de bons sentiments, de happy end et de rebondissements cocasses.
Biiip. Biiip. Biiip.
      


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